Une porte qui oblige chaque agent à rendre son rapport
Dans notre tour, un agent qui a travaillé doit rendre des comptes. Pas par politesse : par règle. Nous venons de poser une porte qui l'y oblige.
Le problème
Une session d'intelligence artificielle fait beaucoup de choses en une heure : elle construit, elle corrige, elle vérifie. Puis elle s'arrête. Et le lendemain, personne ne sait ce qu'elle a fait, ni ce qui reste, ni ce qui attend une main humaine. Le travail existe, mais il est invisible.
La règle
Quand le patron demande un rapport, la session doit écrire un fichier — un seul, daté, dans un dossier prévu pour ça. Ce rapport dit quatre choses : ce qui a été fait, ce qui a été montré, ce qui reste, et ce qui attend la main du patron. Rien d'autre.
Le mur
Une règle qu'on peut oublier ne sert à rien. Alors nous n'avons pas écrit une consigne : nous avons posé un mur. Un petit garde mécanique lit la conversation. Si le patron a demandé un rapport et que la session n'en a pas écrit, le garde refuse la fin du tour. La session ne peut pas partir sans avoir rendu son rapport.
C'est notre façon de penser, empruntée à un manga de combat : la force ne se reçoit pas, elle se débloque, et une porte qui n'a jamais refusé ne garde rien. Ce garde-là refuse. Donc il garde.
Pourquoi ça compte
À mesure que des agents font du vrai travail, la question n'est plus « est-ce qu'ils savent faire ? » mais « est-ce qu'on sait ce qu'ils ont fait ? ». La réponse tient dans une discipline simple, rendue obligatoire par une porte : chaque session laisse une trace lisible, et cette trace attend le patron à un seul endroit connu.
Un agent qui ne rend pas de compte n'a pas fini son travail. Maintenant, il ne peut plus faire semblant.