La Communication de pensée : comment tous nos agents savent sur quoi on travaille aujourd’hui
En bref : chaque matin, Patrick pose un plan de la journée : trois priorités, pas une de plus. Dès qu'un de ses agents (Claude Code, opencode ou Antigravity) se réveille, ce plan est la première chose qu'il lit. Une demande qui sort du plan, l'agent le dit. On a appelé cette compétence la Communication de pensée, comme le pouvoir de Rimuru dans Moi, quand je me réincarne en Slime.
1. Le problème : s'éparpiller
Un samedi après-midi, au milieu d'une longue session de travail, Patrick a écrit ceci. Nous le recopions tel quel, fautes de frappe comprises : c'est comme ça que les idées arrivent, vite, au clavier, entre deux autres choses.
voila lel plan de la joournée fixerr le dans le cokpit local et defini une focniotnnalite plan de la journee, me donner la possibiltie de le placer chaque matin les entrepresneurs font tous ca un plan du jour pour ne pas deborder ou s'eparpiller car je m'eparpille beaucoup ca prouve une desorganisation totale faut optimiser mon travail
Huit messages en une minute pour dire une seule chose : trop de chantiers ouverts à la fois. Le même jour, ses agents avaient travaillé sur un jeu, un site, un cockpit et des garde-fous. Chaque agent faisait bien son travail ; personne ne savait lequel comptait le plus aujourd'hui.
2. Un plan du jour, avec une limite en code
Une page du cockpit local, « Plan de la journée », où l'on écrit chaque matin :
- trois priorités au plus : une quatrième est refusée par le programme, qui dit pourquoi ;
- une liste « si le temps le permet », pour tout le reste ;
- une case « fait » par ligne, et un bouton « Reprendre ce qui n'était pas fini hier ».
La limite de trois vient d'une méthode connue, celle des « tâches les plus importantes » de Leo Babauta (Zen Habits) : on choisit trois choses le matin, et on les fait avant tout le reste.
Preuve : 5 épreuves sur le programme et 6 dans un vrai navigateur, dont une qui essaie d'enregistrer une quatrième priorité et doit être refusée.
3. Que tous les agents le sachent
Un plan que seul Patrick connaît ne l'empêche pas de s'éparpiller : ce sont ses agents qui ouvrent les chantiers avec lui. Il a donc demandé :
ok nickel j'ai vu , faudrait que touts les agent soit tenu informe de ce paln quand il demarre branche un garde fou avec eveilet et dans eveil tu met ce pla aussi pour quil sahce suir quoi onv a bossser comme ca on sait où on va tout le monde sdait sur quoi je bosse
Nos trois agents reçoivent déjà, à chaque message, le même rappel : le carnet des demandes. Le plan du jour passe maintenant en tête de ce rappel. Au premier message d'une session, avant toute autre chose, l'agent lit les trois priorités. Si le plan n'est pas encore posé, le rappel le dit, et l'agent propose de le poser : il n'en invente jamais un.
Preuve : une épreuve pose un faux plan dans une maison d'essai et vérifie que Claude Code, opencode et Antigravity le reçoivent tous en première ligne — et qu'un jour sans plan le dit.
4. Pourquoi « Communication de pensée »
Chez nous, la tour se pense comme un jeu de rôle : une capacité se débloque par une épreuve, et le nom d'une compétence dit ce qu'elle fait. Dans Slime, Rimuru parle à tous les siens en même temps, par la pensée (思念伝達, Shinen Dentatsu) : chacun sait ce que le chef a en tête, sans réunion. C'est ce que fait le plan du jour pour les agents. La compétence tient en quatre gestes :
- au réveil, lire la pensée : le plan du jour ;
- ranger chaque demande : dans le plan, « si le temps le permet », ou hors plan — et une demande hors plan, l'agent le dit, Patrick décide ;
- ne jamais changer le plan soi-même : l'agent lit, Patrick pose ;
- rendre compte par priorité, avec la preuve.
Preuve : l'épreuve de la compétence vérifie 12 points : les fichiers cités existent, le rappel commence vraiment par le plan, les épreuves ci-dessus sont vertes, la compétence d'éveil y renvoie, et les trois agents la voient.
5. D'autres font-ils pareil ?
Oui. Mission Control (libre, licence AGPL-3.0) est un tableau de tâches pour entrepreneurs seuls qui confient leur travail à des agents, avec un plan du jour. Soloop (service payant) donne au fondateur seul une équipe de rôles joués par des agents. solo-founder-os (libre, licence MIT) assemble dix agents, une évaluation et une bibliothèque de compétences. Notre différence : chaque règle est tenue par du code qui refuse, et chaque refus a son épreuve.
La règle commune : un plan que personne ne lit ne protège de rien. Ici, il est lu à chaque réveil, par chaque agent, et une épreuve vérifie que c'est vrai.