De Claude Code à OpenCode : une migration sans perte de contrôle

Changer de moteur d'IA sans réécrire la tour : la migration de Claude Code vers OpenCode.

En bref : La Tour de contrôle a migré son moteur agent de claude (CLI propriétaire) vers opencode (CLI open source compatible). Zéro perte de capacité. Zéro régression sur les circuits de sécurité. Les 7 agents, 58 crons, 3 moteurs d'atelier et 2 sessions Clark continuent de tourner comme avant. Sur une base ouverte, auditée et libre.

Pourquoi ce changement

Claude Code est un outil excellent. Il a construit la moitié de la Tour : 16 modules de la plateforme, l'app mobile, les moteurs d'atelier, la vitrine, les agents. Mais c'est un outil propriétaire. Son code source n'est pas public. Ses évolutions sont décidées par une entreprise. Son avenir ne nous appartient pas.

OpenCode est son successeur open source. Même protocole, mêmes API, mêmes fichiers de projet. Mais le code est dans la main de la communauté. Pour une tour qui repose sur la transparence et la reproductibilité, c'était un passage naturel.

Ce qui a changé

Piège évité : OpenCode est encore jeune. Nous avons vérifié que opencode -p lit bien le fichier de règles comme fichier de contexte. Et que les sessions long-courriers de Clark (certaines durent 15+ échanges) survivent à un changement de binaire. Réponse : oui. Le format .session est compatible.

Ce qui n'a pas changé — et c'est le plus important

La Tour est conçue pour que le moteur d'IA soit interchangeable. C'est une règle d'architecture posée dès les premiers jours. La tour ne lance aucune commande directement. Elle dépose des fichiers dans ~/atelier/missions/. Le script atelier.sh les ramasse avec le moteur désigné par l'en-tête #!moteur:.

Ce ne sont pas les binaires qui protègent la tour. Ce sont :

Leçon du jour : si votre architecture isole le moteur d'IA derrière un protocole de fichiers (plutôt qu'un appel direct d'API), changer de fournisseur ou de CLI devient une opération de routine. Pas une migration risquée. La Tour a déjà survécu à trois changements de moteur (Anthropic → DeepSeek → claude → opencode). Elle en vivra d'autres.

La continuité des agents

La Tour compte aujourd'hui 7 agents actifs. Chacun avait son moteur :

La bascule s'est faite en une commande par moteur. Copier le nouveau binaire dans le PATH du serveur. Mettre à jour les scripts ~/atelier/moteurs/. Vérifier que opencode -p répond. Les 58 crons, les 3 moteurs d'atelier, les sessions Clark et les contrôles de Victor ont tous passé leur retest.

Ce que ça change pour la suite

La Tour peut désormais être reconstruite sans dépendre d'un outil propriétaire. Le code source d'OpenCode est public. Ses bugs se reportent et se corrigent. Ses forks se maintiennent. Pour une tour qui veut durer — et vendre la reproductibilité à ses clients — c'est un pas de plus vers la souveraineté technique.

Prochaine étape : remplacer le dernier point propriétaire. L'API Anthropic de Chloé et Raph. Par un modèle open source hébergé localement ou chez un fournisseur interchangeable.

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