Programmation agentique : poser un mur, puis essayer de le casser
À 15h51, on a posé un mur sur le serveur. Sa seule règle : refuser un mot interdit. Le mot écrit en entier : refusé. Le même mot coupé par un tiret : il est passé.
Un mur qu'on n'a jamais essayé de casser, on ne sait pas s'il tient.
Un agent, c'est une IA qui agit toute seule. Quand on lui demande un mur — une règle qu'on ne doit pas franchir —, il le construit et dit « c'est fait ». Mais un mur tout neuf ressemble exactement à un mur solide. Patrick a donc une habitude, qu'il appelle la programmation agentique.
La méthode, en quatre gestes
- On donne la règle à l'agent.
- L'agent construit le mur.
- Tout de suite, on lui demande de passer à travers.
- S'il passe, on répare. S'il bute, le mur tient : on le garde, avec l'essai qui le prouve.
Ce que ça a donné, le 27 septembre 2026
Le mot coupé par un tiret passait : réparé en une minute. Le tiret, l'espace et le tiret bas sont maintenant refusés.
À 19h24, un deuxième agent, chargé de relire le travail du premier, a trouvé 4 autres façons de passer : le mot collé à une lettre, collé à un chiffre, précédé de « my_ », ou coupé par deux espaces. Nouvelle réparation. L'essai qui le prouve : 11 cas ratés sur 20 avant, 20 réussis sur 20 à 19h25.
Un mur n'est jamais fini. Chaque agent qui essaie de le franchir le rend plus solide.
Une précision que Patrick tient à écrire : dans nos articles, les faits sont justes, mais une IA a tendance à arranger les anecdotes. On s'en excuse. C'est pour ça que nos articles passent eux aussi par des murs, qui refusent une scène qu'on ne peut pas prouver.
Les plongeurs iront lire le code. Les surfeurs resteront à la surface.